Return to Le travail en train de se faire



Une journée pour le moins étrange…J’ai terminé un dessin et complètement gâché un autre qui attend sur la table. Peut-être demain le choc sera-t-il moins grand et la solution à portée de main. Pour l’instant, je laisse reposer.

 

Après plusieurs jours de recherche, j’ai réussi à trouver 20 mètres de papier aquarelle pour faire la grenouille géante. Toujours dans leurs boites, les rouleaux attendent un moment propice. Pas maintenant. Peur de gâcher autre chose aujourd’hui.

 

Le bruit du chantier de construction est assourdissant (plus que d’habitude ?!) et ma concentration aussi intermittente que la connexion internet. À part les deux premières heures d’atelier ce matin, cela aurait été une bonne journée pour rester au lit ou pour aller chasser la frite béarnaise.

 

Je viens de terminer Mues de Verena Stephan, écrivaine féministe, membre de Brot & Rosen. Le livre a été publié en 1977 et c’est fou comme les dernières pages du livre, dans lesquelles elle décrit ses difficiles conditions de création, n’ont pas tant changé. La création est encore et toujours un sport extrême.

 


« Il y a un passage où

J’ai condensé en quelques lignes pourquoi il faudrait des heures

Pour ne pas capter nos désirs

Mais les faire connaître

Pas pour vivre mais pour interrompre

Pendant quelques heures la survie. »

P.130