Return to Le travail en train de se faire




Cette semaine, je travaille à la maison. Je tente, j’essaie, j’écris un texte pour l’infolettre de la Bibliothèque Osler. Assise à mon vieil ordinateur, je convoque les mots en espérant faire apparaître quelque chose de sensible sur l’écran. Lorsque je m’y perds, j’imprime le texte et y replonge avec crayons de couleur, ciseaux et ruban adhésif : couper, réassembler, coller, annoter. Recommencer. Même méthodologie, même façon de faire qu’en dessin…le collage n’est jamais loin, la tache et l’accident toujours imminents. J’ouvre les cahiers de travail pour y grappiller des bribes, des amorces, des ancrages. Difficile de mettre des mots sur des intentions à la fois persistantes et fugaces.

Le travail en train de se faire est fragile.